Objets de la vallée d'Ossau

Publié le par RandoSolo64

L'atelier d'écriture "Le rêve et la plume" a organisé un stage sur la transhumance en vallée d'Ossau du 7 au 9 juillet 2011, auquel j'ai eu le plaisir de participer partiellement (activité professionnelle oblige). Christian Garrabos notre animateur nous a enseigné diverses techniques d'écriture à partir d'une photo, d'un objet, d'un paysage... 

Transhumance en Ossau juil2011 010-800

 

Voici quelques morceaux choisis !

 

 

Le ruisseau

 

Transhumance en Ossau juil2011 035-800

Le ruisseau coule à mes pieds. Il est facile de l’enjamber pourtant j’éprouve le besoin de m’arrêter un instant avant de franchir son cours. Je considère sa course. Il resurgit en lisière de forêt, serpente entre les galets qu’il a découverts en emportant la terre qui les recouvrait. Sa pente s’accentue fortement, le ruisseau devient torrent, mais déjà le gave d’Ossau court et l’engloutit dans son tumulte.

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Le rocher

 

Transhumance en Ossau juil2011 034-800

Le rocher est posé au milieu de la prairie. Il est immobile pourtant il a bien fallu qu’il bouge pour arriver là ! Il n’a pas pu rouler tant ses faces sont planes et ses arêtes saillantes. Un autre rocher se tient à quelques mètres, puis un troisième et encore un autre… Même questionnement.

Pourquoi ne changeraient-ils pas de place ?


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Le névé

 

Transhumance en Ossau juil2011 036-800

En dépit de la température clémente, le névé est resté accroché à la paroi. A plus de 2000 mètres d’altitude, la neige n’est plus tout à fait d’un blanc immaculé. Sa surface recèle de nombreux indices : poussières, graminées, insectes morts, feuilles…

L’enquête s’annonce longue et difficile, mais la chaleur de l’été réduit considérablement les chances d’aboutir.


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Le paravalanche

 

Transhumance en Ossau juil2011 040-800

Le paravalanche s’étire le long de la route du Pourtalet. D’une longueur de deux cent mètres environ, dix-huit arches régulières soutiennent la structure de béton. « 1980 » est inscrit en fronton dans les deux sens de circulation. Sur sa partie médiane coule un torrent qui profite de la pente pour se lancer grâce au déversoir en forme de tremplin. L’eau passe au-dessus de la route. Au fait, un paraavlanche en été, comble de l’inutilité, ne devrait-il pas être démonté et déplacé ?

Publié dans Pyrénées Atlantiques

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